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<title>camille de retour à Paris...</title>
<description>petit journal très parisien pour mes amis syriens...</description>
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<title>les poupées de madame MO</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2006 19:25:25 +0200</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_prose2.gif&quot; alt=&quot;medium_prose2.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_pverte2.gif&quot; alt=&quot;medium_pverte2.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;
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<title>la vie neuvilloise...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2006 19:12:15 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;long dimanches d'un automne qui s'invite avant l'heure, baignés de l'odeur de la prune qui cuit doucement dans une grande casserole... les jours passent les uns après les autres, mon retour a Paris se rapproche... les cartons s'accumulent, tapis, verres a thé de chez Abu Ahmad, vieilles cartes postales et cahiers de cours s'entassent peu à peu avant le départ... j'ai l'impression de ne faire que ça, partir... en même temps, je suis ravie de retrouver Paris, mes amis et les milles et une occupations que je trouve toujours là bas... en attendant, je pense bien à vous...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_DSCN0004.jpg&quot; alt=&quot;medium_DSCN0004.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>un été en beauce...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Mon, 07 Aug 2006 11:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;voilà un mois et demi que je suis rentrée et chaque jour je me dis qu'il me faudrait trouver un moyen de faire revivre un peu ce carnet...&amp;nbsp;même si le voyage a pris fin, la vie continue...&amp;nbsp;en attendant mieux, ces quelques images pêles mêles amuseront peut être mes amis damascènes autant que les mosaïques de la Grande Mosquée auront fait s'écarquiller les yeux des lecteurs de ces quelques pages...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;ou quand les champs de blé ou de coquelicots inspirent la pâtisserie...&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_ciel_de_Beauce_juillet_2006.5.jpg&quot; alt=&quot;medium_ciel_de_Beauce_juillet_2006.5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_juillet_2006_006.5.jpg&quot; alt=&quot;medium_juillet_2006_006.5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_le_vitrail..._1.4.jpg&quot; alt=&quot;medium_le_vitrail..._1.4.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_IMG_0015.4.jpg&quot; alt=&quot;medium_IMG_0015.4.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>la vie damascene... fin...</title>
<link>http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/archive/2006/06/16/la-vie-damascene-fin.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 11:15:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;samedi 10 juin&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Installée dans un service qui me ramene a Bab Touma, je rentre de chez Oussama où je viens de passer la fin d'apres midi. Nous avons passé un long moment à ne rien faire, assis sur la terrasse autour d'un verre de thé... Pas besoin de se dire quoi que ce soit pour sentir la tristesse de la separation qui se rapproche, menacant de nous faire oublier de si doux moments partagés tous ensemble... En même temps, la voix éraillée du père qui raconte Qunaytra et le visage de la mère dont les tatouages bleus semblent témoigner d'une si longue histoire, sont là comme pour apaiser nos petites peines... dérisoires... La ligne à haute tension qui grésille inlassablement dans le ciel bleu sur le declin, le bruit du vent entre les toiles d'Oussama suspendues au fil à linge comme autant d'étoffes aux couleurs sombres, le choeur des rires de Kawthar et Nessrine, les tâches de pastels sur les doigts de Ritta... Le vol des hirondelles puis la clameur lointaine du chant de l'homme qui rappelle à l'homme qu'il est temps...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Etrange comme on cultive l'art de ne jamais savoir ce que l'on désire réellement...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En même temps si pressée&amp;nbsp; de rentrer, de vous retrouver... en même temps, le coeur si serré de devoir quitter ces gens auxquels je ne pensais pas tant m'attacher, quand je ne sais même pas si, au gré de la vie, je les retrouverai un jour ou non...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est à tout cela que je pensais en rentrant de Jawbar, le long de cette immense avenue couleur de terre illuminee par les dernières lueurs du jour... Installée dans&amp;nbsp;un service qui me ramène à Bab Touma, assise dos au chauffeur, c'est tout cela que je vois défiler... Et plus encore... J'ai la sensation que tous ces instants font déjà partie d'un passé qui me file entre les doigts comme autant de souvenirs découpés et collés sur les pages d'un cahier et que l'on essaie de ne pas oublier...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A cet instant je savais que je ne serai jamais sans revenir ici un jour...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/thumb_henri_014.5_1_.jpg&quot; alt=&quot;medium_henri_014.5_1_.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>la vie damascene, sous le soleil...</title>
<link>http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/archive/2006/05/24/la-vie-damascene-sous-le-soleil.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Wed, 24 May 2006 14:45:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;depuis une semaine le soleil deploie ses rayons chaque jour un peu plus tot... des 8h, alors que bon nombre de syriens dorment encore, une chaleur lourde et seche enveloppe la ville que nous traversons presque entierement d'est en ouest pour nous rendre a pieds a l'institut... on a un peu de mal a apprecier ce temps estival a sa juste valeur tant il nous semble etouffant... encore quelques jours de vague resistance et la petite sieste de l'apres midi deviendra&amp;nbsp;notre seul remede efficace pour combattre ces temperatures ecrasantes... en meme temps le linge sur la terrasse seche beaucoup plus vite et l'eau est deja chaude a sa sortie des tuyeaux de cuivre qui courent le long des murs... seul le soir venu la ville revit... on rouvre les fenetres derriere lesquelles on s'est calfeutre toute la journee, on sort prendre un verre a l'ombre fraiche des cours des vieilles demeures ottomanes reconverties en restaurants, on monte la table et les chaises sur le toit pour profiter des quelques courants d'air qu'amene avec elle la tombee de la nuit... la demobilisation sur les bancs de l'ecole est a son comble, les climatisations ne fonctionnent plus... dans trois semaines notre voyage touche a sa fin... et au bout du compte ces dix mois auront file a une vitesse incroyable... nos derniers week end seront sans doute consacres aux dernieres petites courses pour les copains, au rangement des cartons qui partent pas le fret, aux derniers moments passes avec les gens d'ici auxquels nous avons eu le temps de nous attacher... et qu'en restera t'il? presqu'un an de vie, dans une valise...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/medium_henri_027.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>la vie damascene XIX</title>
<link>http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/archive/2006/05/21/la-vie-damascene-xix.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Sun, 21 May 2006 18:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;ca y est, le billet d'avion en poche, le compte a rebours a commence... dans moins d'un mois nous serons de retour... hate et impatience se melent aux souvenirs que nous garderont a jamais de ce sejour et a la nostalgie que nous avons deja de ce pays qui nous a si&amp;nbsp;chaleureusement acceuilli...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Henri, un copain de Clemence qui est venu nous voir pendant une petite semaine a pris de tres jolies photos... j'en profite donc pour faire revivre ce blog quelque peu endormi depuis quelques temps... de l'atelier de Abu Ahmad le souffleur de verre jusqu'aux bords de l'Euphrate voila quelques uns de ses souvenirs en vrac... (une premiere moitie seulement parce que j'ai encore tout un cd de photos a retailler parce qu'elles sont beaucoup trop grosses pour le blog)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;la suite le week end prochain donc,&amp;nbsp;si je suis courageuse...!&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/images/medium_henri_015.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>la vie damascene XVII</title>
<link>http://camillestephaneadamas.blogspirit.com/archive/2006/05/02/la-vie-damascene-xvii.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (camille)</author>
<pubDate>Tue, 02 May 2006 08:50:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;par Denis...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;La poussière écrit l'histoire&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Etrange pays où l'homme laisse à la poussière le soin d'écrire son histoire. Ici ce n'est pas le temps qui fait et défait l'œuvre de l'homme mais l'homme qui regarde son passé et son présent s'amonceler en désert.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;&quot;… et tu redeviendras poussière…&quot; l'homme et le sable essaient de vivre ensemble, sans doute l'un contre l'autre: quand les conquêtes ou les cataclysmes détruisent les travaux et les richesses du savoir-faire de l'homme, le sable les protège en les cachant (le théâtre de Bosra, fresques de Doura Europos), mais quand le soleil et le vent transforment la pierre des colonnades et des linteaux en sable, c'est la connaissance de l'homme qui s'évertue à en préserver les derniers signes, les derniers mots gravés ou les dernières couleurs (fresques de la chapelle de Marmoussa).&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Ainsi la patience de l'archéologue, son intelligence et ses moyens ne peuvent-ils désormais que ralentir la marche de la mer de sable au rythme des sources qui s'épuisent (Palmyre).&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Quelques bédouins font commerce de ces ruines mais déjà les appareils photos numériques des touristes viennent à bout des cartes postales passées et ternies par les mains burinées des chameliers.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;D'autres bédouins semblent avoir fait le choix de la proximité des villes pour survivre et faire commerce de leurs troupeaux, à portée de voix du muezzin. Leurs campements sont établis près des plaines jonchées de tas de gravats provenant sans doute des travaux de la ville, alignés comme les pyramides d'épices des souks; a perte de vue, un tapis mouvant de sacs noirs et blancs de polypropylène vides ou pleins, souvent agglutinés par le vent au pied des arbres ou des murets. Cette pollution inquiétante de la ville n'intrigue pas le bétail.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Que pensent ces bergers des splendeurs de leur passé? Les mosaïques de la mosquée des Omeyyades représentent elles ce que leurs aïeuls ont connus ou ce que le Prophète leur a promis? Ils vivent là, posés sur les couches ensevelies de leur histoire; et le sable les menace.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;La ville est à voir sous plusieurs angles, plusieurs niveaux:&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;la vie dans les souks: lorsque les rideaux de fer rouillés et encrassés se relèvent, c'est l'explosion des couleurs et des matières entassées dans de minuscules échoppes. Le plastique peut côtoyer l'or et les épices, les robes de princesse des mille et une nuits et les tapis semblent dialoguer avec les jeans et les bois incrustés d'ivoire ou les fleurs artificielles.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Le dédale des ruelles sombres et poussiéreuses de la vieille ville où les enfants s'amusent avec bien peu, abrités par les balcons soutenus de rondins obliques que le poids du torchis, des parpaings et des années ébranlent. Très souvent les portes entrouvertes invitent à la curiosité sur les cours intérieures; qu'il s'agisse de maisons particulières, de restaurants ou de boutiques, c'est bien là que l'on peut apprécier le cachet des vieilles demeures et l'esprit du lieu de vie privée. La restauration de ces espaces semble encore bien rare.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Mais le Syrien est avenant, il ne faut pas refuser son invitation à découvrir les cours somptueuses des demeures ombragées par les citronniers et rafraîchies par les fontaines de marbre rose.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;les grandes rues: comme toutes les villes où le moteur est maître. Mais ici le flot pétaradant est majoritairement jaune de taxis et gris de mini bus ciselés, martelés comme les plateaux de cuivre; les pare-brise sont tatoués des célébrités présidentielles. On peut monter ou descendre en marche, n'importe où, même au beau milieu de la voie; il suffit de dire où l'on va et de faire passer la monnaie de mains en mains jusqu'au chauffeur. Le Syrien conduit très bien...surtout si d'une main il peut pétrir l'avertisseur et de l'autre boire son thé! Pour traverser la rue, comme Camille, on se jette dans le trafic, aucun risque…si ce n'est un coup de klaxon. Il y a un réel paradoxe entre la précision de la conduite et l'état de délabrement avancé de la plupart des véhicules: le Syrien s'adonne volontiers aux improvisations mécaniques à en juger les étalages de demies carcasses et de pièces détachées à vendre sur les trottoirs huileux des quartiers spécialisés. Et puis il y a la flotte de cars de transports scolaires ou touristiques: les uns décorés comme les trick-tracks, véritables mosaïques ambulantes, puzzles de tubes chromés, de phares colorés et de tôles scintillantes, et les autres affublés de garnitures de corbillards et de moquettes crasseuses; tous&amp;nbsp; disparaissent dans des nuages de fumées noires insupportables qui ponctuent leurs démarrages et accélérations. On peut aussi croiser pêle-mêle des triporteurs (sur châssis 404 Peugeot), des carrioles de marchands de fruits et légumes, des belles américaines au luxe décati et des théières chromées ambulantes sur les porte-bagages de vélos rouillés.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;La ville vue de dessus: c'est certainement le meilleur angle pour percevoir que ce peuple n'est décidément pas bâtisseur. Comme le bédouin, le citadin s'accommode de la sédimentation de son environnement urbain.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Nous avons eu la chance de voir le centre ville depuis une terrasse au dessus de boutique d'un antiquaire. Le plafond de la ville ressemble à un immense décor inachevé d'où émerge l'imposante silhouette de la mosquée des Omeyyades et de nombreux minarets. Au loin, le mont Qassioun aux couleurs chaudes, prête son flan ambré et doré à une imbrication de cubes grisâtres de deux ou trois étages, agglutinés autour d'immeubles récents plus hauts, parfois inachevés aux formes cubiques, peu élancées et aux façades plus chaudes. D'innombrables terrasses jonchées de citernes de plastique rouge ou de réservoirs cubiques de tôle grise ou ocre rouge rouillée se soumettent aux vents de sable et aux rayons du soleil. Cet immense jeu de construction cubiste supporte une trame anarchique de fils électriques, d'antennes, de tubes de ferraille, de rambardes, de chapelets de paraboles et de tonnelles accueillant volontiers le feuillage d'une vieille vigne. Les alignements de tôles ondulées incurvées, rongées de rouille, protégent les galeries des souks, bordés des dômes des mosquées et des hammams.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Damas est grise, ses habitants continuent de la ternir en lui jetant leurs détritus en pâture; triste reconnaissance pour cette cité légendaire.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Le vent, la pollution et la négligence patinent lentement cette mosaïque inachevée, sableuse ou rougeâtre de parpaings bruts, rugueux et mal assemblés. Un paysage auquel seule la lumière du soleil apporte un jeu d'ombres roses et bistre pour en révéler sa complexité.&amp;nbsp; Mais la lumière est lourde de particules; on ne trouve donc l'éclat du bleu oriental des mosaïques du mausolée de Sayyida Zineb qu'au sommet du Qassioun. Etonnante ville qui s'étire tout autour comme un croissant, épiée par le palais de béton neuf et dépouillé du président perché sur un autre mont.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;En vivant deux semaines au cœur de Bab Touma, on perçoit bien les sons et les rythmes des nécessités qui font vibrer le vieux Damas.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;Au contact de la rue et des commerçants, on commence à discerner l'espace qui sépare la vie privée de la vie commune.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;On a bien le sentiment que le présent ne prolonge le passé que dans l'esprit, la parole et le regard du patrimoine; pour que le cadre de vie des Syriens retrouve l'éclat de ses richesses, il faudra lutter contre les vents de sable et les tempêtes de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Courier New&quot;&gt;L'attentisme, la livre Syrienne et le soleil ne sont pas prêts; le millénaire d'avance de la pensée des hommes d'Ugarit est accompli.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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